8 octobre, apres de folles aventures sur Olkon, la bania, des nuits glaciales, des bivouacs sur les plages, et des heures de marche dans les steppes, la Russie ne veut plus de nous ! Nos visas expirent le lendemain - il nous faut rejoindre la gare d'Irkoutsk pour embarquer a destination de la Mongolie, la tete remplie de souvenirs fantastiques. Refusant de payer une place en 2nde classe (on préfere la 3eme - la "Platzcard" ! ), nous ne pouvons pas prendre un billet Irkoutsk-Oulan Bator direct. Il nous faut d'abord rejoindre la frontiere (a Naouchki), acheter un nouveau billet pour traverser la frontiere jusqu'a Suk-Bator, puis encore un troisieme pour rejoindre Oulan-Bator. C'est compliqué ! En tout cas, pour rejoindre la frontiere, il faut se farcir 300 kms en 17h. C'est pas du rapide, mais bon tant pis... c'est la nuit ! Le reste, on vera plus tard !

Transmongolien

   A 13h heure locale, nous voila a Naouchki !  ''Allez on file a la douane ? ''. Le probleme est qu' il n y a pas de douane ici ! Pas l'ombre d'un douanier ! 30min a errer dans la gare et nous comprenons que le passage en douane se fera dans le train qui part a 13h50 pour la Mongolie... et il est 13h40 ! Un petit sprint et nous voila dedans. Le train part... puis revient... puis repart et... revient encore ! Que ce passe-t-il ? Ca y est, plus rien ! Nous sortons, notre wagon est tout seul sur la voie ! On n'en revient pas, il n y a meme plus de locomotive ! Ah non ! On s'est trompé ! le train part a 18h50 (13h50 heure de Moscou), c'est pour ca ! On y avait meme pas pensé !

   Apres toutes les formalités de douane russe, le train part pour un trajet d'une a travers le no man's land.  Nous voila presque arrivés a Suk-Bator - c'est la que s'arrete notre billet. "Bon il est 21h locale, comment fait-on pour rejoindre Oulan-Bator ?" Ca n'est pas facile ! D'abord il y a peu de trains, quant a celui-la il ne restera a priori que quelques minutes a Suk-Bator, ce qui ne nous laisse pas le temps d'acheter un billet. Alors que nous sommes en pleine réfléxion stratégique, Mughi (nationalité mongole), notre compagnon de compartiment, nous rappelle cette phrase salvatrice si évidente et si vraie : '' La corruption... tout le monde y gagne !''  Sitot dit sitot fait, grace a l'aide de Mughi, notre hotesse de wagon acceptera 400 roubles pour que nous restions dans le train jusqu'a Oulan-Bator. Nous pouvons donc nous installer confortablement sur nos couchettes de 2nde classe  ! Apres cela, nous pouvons dire que la corruption a du bon !

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